Quand le courage d’une mère devient une force de vie.
Avec Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, Ken Scott signe un film rare, profondément humain, qui explore avec délicatesse les liens entre mère et fils, handicap et liberté, foi et transmission. Porté par Leïla Bekhti et Jonathan Cohen, ce drame familial lumineux conjugue tendresse, humour et émotion sans jamais tomber dans le pathos.
Fiche du film
Titre : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
Réalisation : Ken Scott
Genre : Comédie dramatique / Récit de vie
Durée : 1h55
Pays : France
Distribution : Gaumont
Avec : Leïla Bekhti, Jonathan Cohen, Sylvie Vartan
Synopsis
Né avec une malformation, Roland voit son avenir promis à l’immobilité. Pour sa mère, pourtant, il n’est pas question d’abandonner. Contre les diagnostics et contre la fatalité, elle décide d’offrir à son fils la vie pleine que le destin semblait lui refuser.
Son moteur : un amour absolu et inconditionnel, parfois trop fort, souvent bouleversant. En filigrane de ce parcours, la voix et la présence mythique de Sylvie Vartan deviennent refuge, lumière et symbole d’espoir.
Une mère plus grande que la vie
Le personnage incarné par Leïla Bekhti est le cœur battant du film. Déterminée, excessive, parfois étouffante, cette mère est présentée avec une justesse déchirante. L’actrice y livre l’une de ses plus belles performances : une femme simplement humaine, ni héroïne ni sainte, mais une mère qui aime « trop », et qui, par cet excès même, permet à son fils d’exister.
Le film ne juge jamais cet amour. Il en dévoile les paradoxes, les failles et la beauté, rappelant que la maternité est autant puissance que vulnérabilité.

Sylvie Vartan, le fil émotionnel
Sylvie Vartan n’est pas ici qu’une icône de la chanson française. Elle devient un repère intime et spirituel, un symbole d’évasion pour Roland, cet enfant immobilisé qui, grâce à la musique, trouve un mouvement intérieur.
La bande-son, soigneusement composée, fait résonner la nostalgie des années 70 et 80, tout en révélant la place essentielle de la culture dans la construction de soi.
Une narration à plusieurs vitesses
La mise en scène de Ken Scott, sobre et sensible, épouse les différentes étapes de la vie. Après un début teinté d’humour et de légèreté, la narration se densifie, gagnant en émotion au fil des épreuves.
Chaque étape — enfance, adolescence, âge adulte — se mêle dans un récit transgénérationnel qui célèbre la résilience et la transmission. Même absente, la mère continue de vivre dans le regard et les gestes du fils.
Des performances justes et touchantes
Jonathan Cohen, dans un rôle inattendu et pudique, surprend par la gravité et la sincérité de son jeu. Face à lui, Leïla Bekhti rayonne par sa présence charnelle et contenue. Ensemble, ils forment un duo bouleversant de vérité.
La réalisation, volontairement discrète, laisse toute la place aux émotions, aux silences et aux regards.
Ce que raconte vraiment Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
Au-delà du handicap, le film parle de résilience, de peur de perdre, de besoin d’émancipation, et de l’amour qui sauve autant qu’il enferme.
La question qui traverse le récit est universelle :
Comment devenir soi-même sans trahir ceux qui nous ont appris à vivre ?
Pourquoi Ciné Revue le recommande
- Pour la performance bouleversante de Leïla Bekhti
- Pour le rôle émouvant et sobre de Jonathan Cohen
- Pour la délicatesse de la mise en scène de Ken Scott
- Pour la présence lumineuse de Sylvie Vartan
- Pour sa justesse dans le traitement du handicap et de la maternité
En conclusion
Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan est un film français fort et émouvant, qui parle à chacun. Il nous rappelle que les mères ne sont jamais parfaites — mais que leur amour, même maladroit, façonne nos vies pour toujours.
Un film à voir, à ressentir, et à transmettre.
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