Gourou 

Quand le coaching nous déconnecte de la réalité, jusqu'à l'illusion totale

Pierre Niney dos au public
Pierre Niney - Matt dans Gourou

J’ai vu Gourou et ça m’a remué : ce film alerte sur la dérive sectaire du coaching moderne, où l’esprit s’emballe au point de prendre un fantasme pour une vérité absolue. Pierre Niney y est bluffant en coach dépassé par son propre mirage, dans un début haletant qui fait un thriller magistral. Mais cette fin trop rapide, une fois aux US, nous laisse sur notre faim, avec toutes nos questions sur ce business qui continue de tourner.

Le pitch

Mathieu, alias Matt, est ce gourou du développement personnel qui électrise les foules sur les réseaux. Il promet une renaissance, une catharsis totale, à une époque où on ne croit plus à grand-chose. Mais petit à petit, sa propre illusion le rattrape : enquêtes, parano, fuite vers les États-Unis… Et nous, on suit, captivés, jusqu’à ce que tout s’essouffle.

L’alerte sur la dérive sectaire

Pour moi, le cœur du film, c’est cette déconnexion totale de la réalité factuelle. Ces coachs vendent une élévation spirituelle qui finit par sectariser l’esprit : on se persuade d’illusions, de fantasmes qui prennent le dessus sur le réel. Matt incarne ça à la perfection – il commence par manipuler les autres, et finit par se perdre lui-même dans son délire. C’est flippant, parce que c’est humain : l’esprit perturbé qui choisit le mirage plutôt que la vérité dure. Une vraie alerte sur comment ces shows survoltés transforment la quête de sens en addiction toxique.

Pierre Niney, hyper crédible et dépassé

Dès les premières minutes, hyper rythmées, Pierre Niney m’a scotché. Son coach est crédible à 200% : charismatique sur scène, fragile et hanté en off. On sent qu’il est dépassé par lui-même, par le monstre qu’il a créé. Ce début fait un thriller pur, tendu, où chaque show, chaque confrontation monte la pression. Niney porte tout ça avec une intensité qui rend le personnage attachant malgré ses dérives – un mec ordinaire devenu illusionniste de lui-même.

La fin rapide qui frustre

Et puis… Une fois aux États-Unis, tout s’accélère bizarrement, et le film se termine en coup de vent. Ça laisse un goût d’inachevé énorme : qu’est-ce qui attend ce coaching ultra-libéral là-bas ? Les questions fusent – sur les illusions qui persistent, sur ce business qui ne s’arrête jamais. On sort frustré, avec l’impression que le film nous abandonne pile au moment où il pourrait creuser plus profond. Dommage, car le rythme du début promettait mieux.

Mon verdict perso

Allez-y, pour cette alerte glaçante sur nos failles humaines face aux gourous 2.0, et pour Niney qui nous happe du début à la fin. Je dénote juste sur cette fin expéditive qui laisse trop de zones d’ombre. Un film qui cogne, qui interroge notre rapport à la réalité… et qui mérite d’être vu, même imparfait.

La note de Ciné Revue
Damien
A propos Damien 19 Articles
Cinéphile curieux, je navigue entre tous les genres sans a priori, des classiques aux pépites les plus confidentielles. Enfant de la génération Star Wars, j’ai gardé un faible pour les grandes sagas galactiques, sans jamais cesser d’explorer de nouveaux horizons sur grand écran.

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