À l’occasion de la présentation de son nouveau projet Moulin au Festival de Cannes 2026, la plateforme EXPLORE diffuse une Masterclass exclusive dédiée à Gilles Lellouche. L’acteur et réalisateur y livre un témoignage d’une sincérité rare sur ses débuts chaotiques, ses anecdotes de tournage les plus folles et les coulisses de ses grands succès.
Un programme exclusif à retrouver sur EXPLORE
Disponible dès maintenant sur la plateforme EXPLORE (accessible via Canal+, Prime Video Channels, Apple TV ou encore Molotov.tv), ce nouveau numéro de Ciné ou canap met en lumière les personnalités qui font vibrer le cinéma contemporain.
Pendant près d’une heure, le cinéaste revient sur ses vingt-cinq ans de carrière : sa formation au Cours Florent, ses premiers clips musicaux, jusqu’à ses consécrations publiques et critiques comme Le Grand Bain ou L’Amour Ouf. Mais ce sont ses confidences sur ses premiers pas de réalisateur et d’acteur qui retiennent toute notre attention.
L’incroyable histoire de Narco : comment Benoît Poelvoorde a sauvé le film
Au cœur de cette Masterclass Gilles Lellouche, l’artiste revient longuement sur son premier long-métrage, Narco (2004), co-réalisé avec Tristan Aurouet. Un projet qui a bien failli ne jamais voir le jour à cause d’un revirement de situation de dernière minute.
Alors que Gilles Lellouche écrit le scénario spécialement pour Benoît Poelvoorde (alors au sommet de sa gloire après C’est arrivé près de chez vous), ce dernier refuse poliment le rôle pour cause de surmenage. C’est alors qu’un acteur très « bankable » de l’époque insiste pour reprendre le flambeau.
« À deux semaines du tournage, il plante le film sans même m’appeler », confie Gilles Lellouche.
La course-poursuite à l’aéroport d’Orly
Apprenant que l’acteur indélicat s’envole en vacances à Marrakech au lieu d’être sur le plateau, Gilles Lellouche fonce à l’aéroport en scooter, parvient à le faire appeler au salon VIP et l’interpelle au téléphone. La réponse de l’acteur, feignant un accent marocain pour esquiver ses responsabilités (« Ah non, mais tu vois, je suis déjà monté dans l’avion »), laisse le réalisateur humilié et en larmes.
C’est l’obstination de son compère Tristan Aurouet et un véritable miracle de téléphone qui sauveront le film. Gilles Lellouche recontacte Benoît Poelvoorde qui décroche exceptionnellement. Écoeuré par le comportement de son confrère, Poelvoorde accepte immédiatement de lire le script et s’engage deux jours plus tard. « Il m’a sauvé la vie », admet le réalisateur avec émotion.
Les regrets sur Narco et les humiliations d’acteur
Bien que Narco soit devenu culte pour toute une génération, Gilles Lellouche jette aujourd’hui un regard très lucide et critique sur cette première œuvre :
- Un manque de maturité technique : L’envie de faire du cinéma était alors plus forte que la raison. Le scénario n’était pas totalement abouti et le film s’est révélé trop ambitieux pour l’expérience de l’époque.
- Un tournage douloureux : Le cinéaste évoque une équipe technique peu sympathique et un premier montage à des années-lumière de ses attentes professionnelles. Une déception qui explique, en partie, pourquoi il aura attendu 15 ans avant de réaliser à nouveau (Le Grand Bain).
Le traumatisme des « reprises de volée » au Stade de Lens
L’acteur confie également avec humour avoir essuyé plusieurs humiliations au cours de sa carrière, notamment sur le tournage de Jeux d’enfants (Yann Samuel). Incarnant Sergei, un joueur de football, Lellouche (qui confesse être le plus mauvais joueur de France) a dû s’entraîner d’arrache-pied pendant deux mois pour une scène de reprise de volée.
Le résultat ? Un tournage à la mi-temps d’un vrai match au Stade Bollaert devant le public lensois, où il ratera pas moins de 24 tentatives sous les huées des supporters.
Le déclic : de la comédie romantique aux rôles dramatiques
La Masterclass Gilles Lellouche permet enfin de comprendre le point de bascule de sa carrière d’acteur. Longtemps cantonné aux rôles de voyous ou aux comédies romantiques clichés, c’est sa rencontre avec le réalisateur Jacques Maillot pour le téléfilm ARTE Un singe sur le dos qui va tout changer. En y interprétant un alcoolique, il dévoile une facette dramatique et âpre qui tape dans l’œil de grands metteurs en scène.
C’est ce rôle pivot qui lui ouvrira les portes des premiers rôles majeurs :
- Ma part du gâteau de Cédric Klapisch
- À bout portant de Fred Cavayé
- Les Petits Mouchoirs de son ami de toujours Guillaume Canet
Sans oublier sa nomination aux César pour Ma vie en l’air, juste après l’aventure Narco.
Pourquoi on vous le recommande ? Cette retrospective disponible sur EXPLORE est un modèle du genre. Loin des langues de bois promotionnelles, Gilles Lellouche s’y livre comme un cinéphile passionné, humble face à ses erreurs et profondément reconnaissant envers ceux qui lui ont tendu la main. Une leçon de cinéma et d’humanité à ne pas manquer.
Partagez vos impressions ! Quel est votre film préféré de Gilles Lellouche en tant qu’acteur ou réalisateur ? Dites-le nous dans les commentaires !